Biographie >> Arbre généalogique >> Interview de Paul DiAnno
Nous sommes le 18 Nov 2017, il est 07:30
 
RENCONTRE AVEC PAUL DIANNO
 
 
au_debut.jpg
   
Propos recueillis par Sasha STOJANOVIC (1980)
Hors-série N° 11 HARD-ROCK Magasine spécial Iron Maiden
 

J'ai vu IRON MAIDEN en concert quatre mois après qu'il se soit formé et je suis parti au bout de deux morceaux. Je l'ai vraiment trouvé épouvantable. En dépit de ce constat, je me suis rendu à l'audition et j'ai remporté le poste. Nous avons joué malgré les changements permanents de guitaristes et de batteurs jusqu'à ce que nous ayons Dennis (Straton, guit.) et clive (Burr, batt.). Ils convenaient parfaitement. Personnellement, j'ai joué auparavant dans une multitude de groupes. Notre répertoire ressemblait à du POLICE, puisque le reggae est la seule chose que je sache faire à la guitare. Ensuite, je me suis orienté vers le blues avant de rejoidre MAIDEN. Et c'est réellement ce que j'aime.

Comment Steve est-il parvenu à fonder ce groupe en pleine explosion punk ?

Tout comme moi, il a toujours adoré le rock. Lorsque tu es musicien, tu dois faire ce qui te semble le plus naturel. Si tu aimes le punk, tu formes un groupe de punk ou new wave. Steve adorait le rock et a fait ce choix en fonction de ce qu'il avait appris et aimé, de ses motivations. Il est fait pour le rock.

Ce succès initial confirme manifestement ses convictions...

Tout ce que nous avons accompli est le fruit de nos efforts. Nous avons tellement joué en Grande-Bretagne qu'à l'époque où notre album est sorti, les gens nous connaissaient déjà. Nous avons travaillé trois ans sans discontinuer avec deux petits mois de break sur toute cette période. Et lorsque nous avons du temps de libre, il est accaparé par diverses choses comme les interviews, la promotion...

Lorsque vous avez émergé, quelqu'un a-t'il tenté de faire pression sur vous pour que vous vous adaptiez au marché ?

Une maison de disques, qui entre-temps a disparu, nous a effectiviement offert un contrat à une seule condition : couper nos cheveux.

On ne peut pas vraiment dire qu'ils soient longs !

Comparativement au reste du groupe, les miens ne le sont pas...Mais, j'aime ça... Tu sais, lorsque nous avons démarré et que le punk était la seule musique à jouer en ville, il n'y avait guère d'endroits pour nous accueillir. Nous étions fermement décidés à réussir et il aura fallu une foi inébranlable. Nous n'avions pas d'argent, mais il y avait cette rage pour le succès, une flamme intérieure pour poursuivre et le besoin de prouver quelque chose... Lorsque nous avons disposé d'un peu de fric pour enregistrer l'album, nous l'avons détourné de son but pour payer des dettes antérieures, monter une tournée et acquérir quelques instruments...

Le premier enregistrement sur lequel tu figures, ce sont les demos "The Soundhouse Tapes".

C'est vrai...Il y a trois ans, juste avant le jour de l'an, nous sommes allés dans un studio de cambridge...En fait, Dave et moi étions les seuls à avoir déjà pratiqué le studio auparavant. Cette cassette n'était pas mauvaise, mais pas satisfaisante. Cela dit, le premier album n'est pas bon non plus. Je n'aime pas la production et j'aimerai que nous l'assurions nous-même la prochaine fois. Si ça ne colle pas, nous ferons alors appel au vieux pruducteur de DEEP PURPLE, Matin Birch.

Parle-nous un peu de cette époque au Soundhouse...

Eh bien, les premières fois, il n'y avait pas grand monde mais peu de temps après, des tas de gens sont venus. On avait entendu parler de nous, lu sur nous, et le bouche à oreille avait fonctionné... Donc, lorsque nous sommes sortis de Londres, les gens nous connaisaient, en Ecosse par exemple. Ce qui m'a vraiment surpris, c'est lorsque nous avons joué en Belgique cette année; nous nous produisions avec NAZARETH et Ian Gillan et lorsque nous sommes montés sur scène, tout le monde bougeait et j'ai su que nous étions les meilleurs cette nuit-là. J'ai pensé que, si nous pouvions le faire là-bas, nous pourrions le faire partout en Europe.

Quelles différences vois-tu entre l'encien et le nouveau heavy metal ?

Aucune. Ce sont les médias qui instaurent une différence...

La phase initiale de ta carrière prend fin et vous vous embarquez, le groupe et toi, pour la suivante.
Quels sont vos projets actuels ?

Nous avons des idées pour cinq ou six nouveaux titres. Rien de définitif dans l'immédiat. J'ai pas mal de textes prêts. Demain, nous répétons pour la tournée avec KISS et c'est à cette occasion que nous allons tester les nouveaux morceaux. Notre nouveau single devrait sortir en septembre prochain. Pour le reste, reprenons l'expression :"Aujourd'hui la Grande-Bretagne, demain le monde". Après l'Europe, nous irons n'importe où car on ne peut pas jouer à domicile tout le temps".

 
 
© Copyright maiden.ch 1999-2016 / Vevey / Suisse
Dernière mise à jour : 27.08.2017