Né à Lausanne en 1969 sous le signe des gémeaux,
je découvre le hard rock en 1977. La folie des Kiss est à son apogée
avec la sortie du double live " Alive II " et du film " Kiss et les
fantômes ". Il est donc naturel pour moi de demander comme cadeau
d'anniversaire ce disque qui marquera toute ma vie. Mais ce n'est
qu'en 1982 que ma passion pour le métal se déclare vraiment. Une image
dans le journal d'ado " Bravo " attire mon attention. Je ne sais pas
encore de quoi il s'agit mais le visage décharné de ce monstre manipulant
un diablotin me fascine. Je cours donc chez un disquaire pour savoir
de quoi il en retourne et me voilà pris dans les filets de la Vierge
de Fer. En rentrant à la maison, mon achat a de loin fait l'unanimité,
mais peu m'importait. Pour moi, ce disque était comme une révélation.
" The Number Of The Beast " est encore aujourd'hui, pour moi et pour
beaucoup d'autres, une référence.
Trois ans plus tard, je me retrouve toujours avec
mon seul disque de Maiden, et c'est au détour d'une rue d'Evian, lors
d'une promenade en famille, que je m'arrête devant la vitrine d'un
disquaire fasciné par une pochette monumentale : " Powerslave ". Il
n'en faut pas plus pour réanimer la flamme et c'est à partir de là,
avec ma petite paye d'apprenti, que je pars à la recherche de tout
ce que je trouve sur le groupe. Mon look en prend aussi un sacré coup.
Jusque là j'avais toujours été un garçon sage et tranquille. Mais
me voilà avec des jeans moulant, une ceinture à clous, un blouson
noir et des longs cheveux. En 1986, je vais pour la première fois
assister à un concert : Somewhere on Tour. Le show ce déroule au Palais
de Beaulieu à Lausanne avec en première partie W.A.S.P.. Depuis ce
jour, je n'ai loupé aucun spectacle du groupe mis à part le X Factour.
Le fait d'avoir près de chez moi une discothèque
hard rock n'arrangea pas les choses. C'était le lieu de rendez-vous
de toute une foule de jeunes gens venant des quatre coins du canton.
Le prix de l'entrée était raisonnable et la bière ne coûtait que cinq
francs (ce qui pour une boîte de nuit n'est rien). C'est donc là que
je passais tous mes week-end. Par la même occasion, j'élargissais
mon répertoire musical. Mes groupes favoris de l'époque étaient (mis
à par Iron Maiden) : Deep Purple, Black Sabbath, Motörhead, W.A.S.P.,
Mötley Crüe, AC/DC, Metallica, Helloween, Doro, Risk, Def Leppard,
Saxon, Extreme, Running Wild, Guns n'Roses et j'en passe. Bref, les
grosses pointures de l'époque qui ont marqué les 80's. Maintenant,
avec le recul, certains de ces groupes me paraissent plutôt ridicules
mais s'ils n'avaient pas été tous là à cette époque, peut-être que
le métal n'en serait pas là aujourd'hui.
A lors actuel, mes goûts ont pas mal changé. Le
fait d'avoir découvert et su apprécier la musique classique, cela
m'a fait écouter d'une oreille plus attentive des groupes extrêmes
sachant mélanger folklore, classique et métal. Les disques que j'ai
le plus plaisir à écouter actuellement sont classés dans la catégorie
du black métal gothique ou métal vampirique tel que The Sins Of Thy
Beloved, Siebenbürgen, Tristania, Darkwell, Trail Of Tears ou plus
extrême encore comme Dimmu Borgir, Hypocrisy, Ancient Rites, etc.
Bien sûr aujourd'hui mes cheveux sont court, je
passe plutôt inaperçu et qui se douterait en me voyant pour la première
fois que j'écoute ce style musical. Mais la flamme des débuts brûle
toujours en moi et n'est certainement pas prête de s'éteindre.
UP THE IRONS ! ! !
Gigi